que pensez vous de vos nouveaux profs?

tu as fait la rentrée, tu as vu tes nouveaux professeurs?
alors ton avis, lequel a l'air cool?
lequel va craquer avant la fin de l'année??

Sinon hier, pré-rentrée, une collègue avait pris beaucoup de poids pendant les vacances, je lui ai demandé si elle avait grossi, elle l'a mal pris pfffff et a répondu "non"

# Posté le mardi 04 septembre 2007 07:48

sniff bientot la rentrée

éh ouais va falloir retourner au turbrin, recorriger des copies médiocres, apprendre pleins de choses à pleins d'analphabêtes

# Posté le lundi 27 août 2007 04:14

un peu d'histoire

Vie quotidienne à Buchenwald
A l'aube, le camp était réveillé à coup de sifflet : entre quatre et cinq heures l'été ; entre six et sept heures l'hiver. En trente minutes, il fallait s'être lavé, habillé, avoir pris son petit déjeuner et avoir fait son lit : un exploit souvent presque impossible à réaliser [...]

On allait ensuite à l'appel du matin. [...] Dans l'aube brumeuse, éclairées par les puissants projecteurs des tours, des milliers de misérables silhouettes, dans des vêtements zébrés, avançaient colonne par colonne... [...]

Le dénombrement terminé, on entendait alors retentir le commandement : "Enlevez... casquette !" "Remettez... casquettes !" C'était le salut matinal au chef de camp de service [...] Si ces commandements n'étaient pas exécutés avec un ensemble parfait, on recommençait aussi longtemps qu'il le fallait [...]

Après [...] venait immédiatement cet ordre : "Kommando de travail... Rassemblement !" Au milieu de la confusion, chacun rejoignait, le plus rapidement possible, le point de rassemblement des kommandos de travail. Puis, accompagné par les joyeux accents de l'orchestre, qui, en hiver, jouait avec des doigts gourds, on sortait du camp, en avançant bien en ordre, par rang de cinq. Sous le porche, il fallait de nouveau ôter sa casquette et placer les mains sur la couture du pantalon. Puis on gagnait le lieu de travail, au pas de gymnastique et en chantant.

[...] Après le travail (vers cinq heures en hiver et à huit heures en été [...]), on rentrait au camp, de nouveau par rang de cinq [...], et l'on se rendait à l'appel du soir.

Les appels numériques étaient, dans tous les camps, la terreur des prisonniers. Après un dur travail, alors qu'on ne demandait qu'un repos bien gagné, il fallait rester pendant des heures sur la place d'appel, souvent par mauvais temps, dans la pluie ou dans le froid glacial, jusqu'à ce que la SS eût dénombré ses esclaves et constaté qu'aucun d'eux ne s'était enfui au cours de la journée. [...] Combien de fois le camp tout entier dut-il rester debout, sur la place, parce qu'un détenu s'était enfui ! [...] Lors de l'appel du soir du 14 décembre 1938, il manquait à Buchenwald trois criminels professionnels. En dépit d'un froid de -15° et de leurs vêtements insuffisants, tous les détenus du camp durent passer dix-neuf heures de suite sur la place d'appel. Au cours de la nuit 25 hommes moururent de froid ; le lendemain, ce chiffre dépassait 70. [...] Quel soulagement lorsque la guerre aérienne obligea les SS eux aussi à observer les mesures d'obscurcissement [...] A partir de ce moment les appels du soir durent être interrompus à une heure déterminée, que le fugitif fût retrouvé ou non [...]

Lorsque le recensement du soir était terminé et lorsqu'on avait fait le salut, il y avait généralement le commandement suivant : "Demi-tour à gauche !" Alors avaient lieu les châtiments publics [...] Au besoin, l'un des chefs de camp demandait : "Une chanson !" [...]

On pourrait croire qu'après l'appel du soir c'en était fini des tourments de la journée, et que chacun pouvait aller tranquillement dîner et se coucher. Mais en arrivant au block, il était fréquent qu'on se trouvât devant le résultat des contrôles de block, auxquels avaient procédé les chefs de block pendant la journée : casiers bouleversés ou brutalement vidés par terre, ce qui, dans les blocks surpeuplés, provoquait de violentes disputes entre les détenus exacerbés, qui tentaient de retrouver ce qui leur appartenait.

Le repas [...] avait généralement refroidi pendant l'interminable appel. La ration journalière [...] consistait en une portion de pain, un petit bout de margarine et, selon le cas, en un peu de saucisson ou une cuillerée de fromage blanc. Soudain, on entendait le chef de chambrée hurler : "Attention ! Block n° tant, aile B, 135 détenus à table !" Quelque sous-officier s'amusait à faire une apparition. A peine était-il sur le seuil qu'il criait : "Vous n'êtes pas encore tous sous la table, bande de porcs ?" Les bancs volaient, les assiettes claquaient, et il s'en trouvait toujours quelques-uns qui, malgré tous leurs efforts, n'arrivaient pas à trouver place sous l'une des tables. Ces infortunés servaient alors de têtes de Turcs. [...]

Si l'appel ne s'était pas prolongé trop tard, on devait continuer à travailler, après le dîner, [...], pendant plusieurs heures, tard dans la nuit. [...] Au coup de sifflet final, qui selon les saisons était donné entre huit et dix heures, tous devaient rentrer au blocks — à l'exception de ceux qui travaillaient encore — et être couchés une demi-heure plus tard.

On n'avait le droit de dormir qu'en chemise de nuit, même au plus froid de l'hiver [...] Celui qui, par exemple, était surpris avec un caleçon ou des chaussettes devait s'attendre à être durement puni.

(L'emploi du temps dans le camp de Buchenwald, par Eugen Kogon [ancien déporté], Der SS stat, das System der deutschen Konzentrationsalger, Frankfurt am Main 1946, traduction française : L'État SS, le système des camps de concentration allemands, Paris 1970, pp. 77-86, éditions du Seuil)


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# Posté le dimanche 08 juillet 2007 17:11

bientot en vacances

ça y est je ne reverrais plus certains élèves, car je change de collège ( du moins c'est plutôt que je ne reste pas dans ce collège )
Oui je ne voulais pas partir mais comme je suis dans un collège un peu huppé, de bobos, je dois céder ma place à une dame bien capée ( mais agrégée), d'ailleurs je l'ai vue aujourd'hui elle a l'air bien sévère, ça va changer de moi, cette dame, elle aurait pu jouer les femmes de la gestapo dans un film.
Ah oui je m'égare un peu là, je disais donc que je ne reverrai pas certains élève (notez la bonne orthographe cette fois-ci du verbe "revoir" peut-être le passage du conditionnel au futur marque un changement d'état d'âme de l'auteur qui sait que finalement le fait de ne pas revoir ses élèves devient une certitude et non plus un fait pas certain) du moins je ne serais plus leur professeur, certains ça me soulage, d'autres je suis un peu plus triste sniff
la petite madeleine de 6e5 si gentille, qui arrivait en cours en souriant.... elle m'a même laissé un petit mot. Elle avait ce respect et à la fois cette sorte d'admiration si rare envers un personnage si peu respectueux des conventions comme moi. Certains élèves voulaient mon adresse MSN ou mon téléphone, mais je ne préfère pas, si je le leur donne, je deviendrai accessible, et si l'on garde un souvenir inaltérable de ses professeurs c'est parce qu'il avait ce côté innascible que leur conférait leur statut, mais aussi car notre souvenir était embelli car lié a notre adolescence, période de laquelle on veut sortir à tout prix quand on y est mais que à laquelle on repense avec tendresse souvent, comme un paradis perdu.
J'espère qu'elle quittera sa classe un peu merdique (je parle de la petite Madeleine là) de soutien avec les notes qu'elle a et qu'elle ira dans une bonne classe pour s'épanouir.

Sinon départ de Chris.... vers le lycée A. du Vé....., c'est un peu émouvant, même si de façon je pars de mon côté. Cet homme c'est un peu le professeur que j'aurais voulu être ou pour être optimiste que je veux devenir. Un homme érudit et qui semble posséder ce savoir très livresque.
Ah oui contrairement aux autres articles là c'est vraiment l'auteur du blog qui parle, c'est pas du second degré.


Ah oui j'ai une dizaine de lecteurs par jour, alors toi lecteur qui vient sur ce blog, ne sois pas honteux tu n'es pas le seul à lire ma prose si pauvre et mon orthographe si aléatoire.
Bonne soirée.

# Posté le jeudi 21 juin 2007 16:57

Modifié le jeudi 21 juin 2007 17:16